Isolation thermique et protection solaire bâtiment

L’isolation thermique désigne l’ensemble des techniques mises en œuvre pour limiter les transferts de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid. On retrouve de l’isolation thermique dans :

– le bâtiment (diminution des besoins énergétiques des habitations)
– l’industrie (protection contre de grandes sources de chaleur)
– l’automobile

Les échanges de chaleur entre deux milieux peuvent intervenir :

– par conduction
– par rayonnement
– par convection surfacique
– par advection, c’est-à-dire par échange de matière (par exemple de l’air)

L’isolation consiste à interposer un dispositif visant à réduire un ou plusieurs de ces modes d’échange de chaleur.

L’isolation d’un bâtiment permet de diminuer les échanges de chaleur entre l’intérieur du bâtiment et l’environnement extérieur, et ainsi diminuer les besoins de chauffage et, le cas échéant, de climatisation. Cette isolation doit être pensée en fonction des contraintes climatiques du lieu où se situe le bâtiment. L’isolation thermique est le principe de base de la maison passive. Elle emprisonne la chaleur à l’intérieur en hiver et garde la maison fraîche en été.

La lutte contre le gaspillage d’énergie passe par l’isolation thermique des bâtiments chauffés. En France, et dans de nombreux pays, elle fait l’objet de réglementations. En France, l’isolation des nouveaux logements est obligatoire mais c’est aussi un moyen efficace de réduire les dépenses de chauffage et de climatisation tout en améliorant le confort. Elle est encouragée par les pouvoirs publics, par exemple par le programmes Isolto (Région Nord-Pas-de-Calais).

Isolation des portes et fenêtres d’un bâtiment
Les ouvertures vitrées sont les points faibles de l’isolation globale de la construction. Limiter la surface de ces ouvertures est une solution pour réduire les déperditions calorifiques, éviter les ouvertures au nord et côté du vent (souvent à l’ouest). Cette solution entraîne cependant une réduction de l’éclairement des pièces, une diminution des apports solaires (sources d’économies d’énergie en confort d’hiver) et une dégradation du confort. Un calcul de performance énergétique s’impose pour déterminer la bonne surface qui réalise le bon arbitrage entre gain en apports solaires et lumineux et pertes en isolation thermique.

On choisira donc de préférence les solutions suivantes :
– utiliser le double-vitrage à faible émissivité de 24 mm d’épaisseur totale minimum (RT 2005),
– choisir des huisseries épaisses en bois ou PVC de bonne qualité ou en aluminium avec rupture de pont thermique (offre standard depuis la RT 2000),
– vérifier l’étanchéité des joints, y compris en bas de portes,
– installer des volets étanches, si possible au droit de la façade pour limiter les effets du vent. Les volets roulants en PVC à double parois et caisson extérieur (dans l’épaisseur du mur) sont une des bonnes solutions. Par contre les volets roulants à lames aluminium double parois même injectées de mousse polyuréthane présentent une moins bonne isolation thermique. En effet, les lames aluminium favorisent les échanges thermiques avec l’extérieur contrairement aux lames PVC.
– installer des doubles-rideaux épais devant portes et fenêtres,
– supprimer les ponts thermiques au niveau des seuils et appuis de fenêtres.

La pose de doubles-fenêtres est une excellente solution contre :
– le bruit ;
– les entrées d’air (caissons de volets roulants, huisserie anciennes déformées, difficulté de poser des joints).

Par contre, la manœuvre et l’entretien des doubles-fenêtres est malaisée, leur esthétique discutable et leur coût élevé.

La pose de sur-vitrages est généralement une solution bon marché et peu efficace mais qui peut rendre service en rénovation.

Pour réduire le rayonnement infrarouge pénétrant par les vitrages sud en été, il est possible de coller un film réfléchissant. Cette solution est assez efficace mais onéreuse. En plein jour, elle protège également des regards indiscrets (cas des rez-de-chaussée) sinon opter pour des doubles vitrages avec les fonctions de contrôle solaire.

En ce qui concerne le confort d’hiver, il faut compter avec les apports solaires. Il peut s’avérer optimal de préférer des fenêtres aluminium à des fenêtres PVC : les premières sont moins isolantes que les secondes mais, du fait de la finesse des profilés, l’aluminium maximise le clair de vitrage et procure de fait une meilleure performance énergétique.

Protection solaire bâtiment
La pose de vitres teintées par pose de film pour vitrage et fenêtre permet d’améliorer l’isolation thermique, notamment en diminuant les échanges de chaleur (les échanges de froid en hiver et surtout les échange de chaud en été), le mot chaleur en terme scientifique définit un degré de perturbation des éléments. Moins il y a de chaleur, plus il fait froid et plus il y a de chaleur, plus il fait chaud. L’objectif du film de protection solaire est renforcer l’isolation thermique d’un vitrage, notamment dans le cas des vitres d’un bâtiment, en limitant l’entrée de la chaleur par les surfaces vitrées, ce qui optimise votre consommation électrique en terme de climatisation. En hiver, bien que le film solaire soit moins efficace, il fourni néanmoins une couche supplémentaire a votre vitrage qui ne peut qu’améliorer sa résistance aux transferts thermiques.

IL est donc très avantageux, tant en termes de couts (de chauffage ou de climatisation) qu’en termes d’esthétique (design), de faire poser des films solaires de protection teintés sur les vitres et surfaces vitrées d’un bâtiment. L’amortissement d’un tel investissement est très rapide et les gains en termes écologiques sont énormes à moyen et long terme. D’ailleurs, certaines dispositions du Grenelle de l’Environnement préconisent l’emploie de films solaires en vue de limiter les transferts de chaleur et abaisser la consommation électrique des bâtiment à fort volume.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

You have to agree to the comment policy.