Hommage à Saab en plein tumulte

Le Père Noël passera-t-il en Suède cette année ? Alors que la toute nouvelle berline Saab 9-5 vient d’être testée par l’EuroNCAP qui lui a attribué 5 étoiles pour sa sécurité de haut niveau, l’avenir du constructeur automobile suédois demeure très incertain. Spyker est le dernier candidat sur les rangs pour un rachat de la firme et pense obtenir les fonds nécessaires à l’opération. Le spécialiste haut de gamme maintient néanmoins son offre de rachat en attendant une réponse de General Motors, qui poursuit pour l’instant sa stratégie de démantèlement progressif.

La Réseau Vitres Teintées tient donc à rendre hommage à Saab en publiant ci-après quelques photos de voitures Saab aux vitres teintées et fumées.

Saab avec des Films Solaires Black

Saab avec des Films Solaires Black

Saab Aero Sport Blanche aux Vitres Fumées

Saab Aero Sport Blanche aux Vitres Fumées

Saab avec une teinte mat noire

Saab avec une teinte mat noire

Saab Concept SUV Vitres Teintées Noires

Saab Concept SUV Vitres Teintées Noires

Saab Concept SUV Vitres Teintées Noires Design

Saab Concept SUV Vitres Teintées Noires Design

Approfondir l’actualité de Saab

Saab, filiale à part entière de General Motors qui fêtait récemment ses 60 ans, n’aura été rentable qu’un seul exercice au cours des 20 dernières années et ne représente aujourd’hui que 1 % des ventes mondiales de General Motors, avec des volumes de ventes en chute libre sur 2009. On comprend aisément que General Motors, criblé de dettes, finisse par jeter l’éponge. Il est cependant difficile d’imaginer que la donne pourrait changer sous la houlette de Spyker, dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

Pourquoi GM veut-il vendre Saab?
Le constructeur automobile General Motors tente depuis le début de l’année de vendre sa filiale suédoise, en vain. C’est que l’atypique constructeur suédois ne porte pas chance à son propriétaire : en près de deux décennies dans le giron de GM, Saab n’a dégagé de profits qu’une seule année, en 2001. Le géant américain, lui-même en grande difficulté, s’est finalement désintéressé de sa filiale, qui a subi une perte nette de 3 milliards de couronnes (270 millions d’euros) en 2009. De fait, la marque a été pénalisée par la crise économique mais aussi par le vieillissement de ses modèles haut de gamme.

Y a-t-il des repreneurs ?
Il n’y ait pas foule pour racheter la marque en détresse. Même le gouvernement suédois, apparemment moins enclin que ses voisins européens à secourir son secteur automobile, a refusé de prendre une participation directe dans Saab. Plusieurs groupes ont quand même manifesté leur intérêt, en particulier le cinquième constructeur automobile chinois Beijing Automotive Industry (BAIC), qui s’était allié à un petit producteur suédois de bolides de luxe, Koenigsegg. Mais la PME suédoise a renoncé en novembre, faute de garanties gouvernementales au sujet d’un prêt de 400 millions de dollars de la Banque européenne d’investissement (BEI), sollicité par Saab. C’est alors que le constructeur néerlandais de voitures de sport haut de gamme Spyker a soumis une offre à son tour.

L’offre de Spyker a-t-elle des chances d’aboutir?
Ce n’est pas évident. Spyker a d’abord présenté le même plan que Koenigsegg, avant de réaliser qu’il n’obtiendrait pas non plus les garanties pour le prêt avant fin décembre, dernier délai établi par GM pour trouver un acheteur. En effet, la BEI doute du sérieux du petit constructeur de luxe: au premier semestre de 2009, il n’a vendu que 23 voitures et a subi une perte nette de 8,7 millions d’euros. Pour réduire ses coûts, il a annoncé en novembre la délocalisation de sa production en Grande-Bretagne, ce qui entraîne la suppression d’un tiers des effectifs. L’appui de son actionnaire principal, le groupe financier russe Convers, dirigé par la famille Antonov, semble être la seule garantie sérieuse de la viabilité du repreneur potentiel. Et encore, le magnat Vladimir Antonov a échappé en mars à une tentative d’assassinat à Moscou, ce qui ne contribue pas à rassurer GM.

Mais Skyper, qui porte bien son adage « nulle route n’est impossible pour le tenace », ne se laisse pas décourager. Quelques jours après le premier echec il soumet une nouvelle offre. Celle-ci répond, selon lui « à tous les problèmes surgis durant les premières négociations » et a le « soutien entier » de la direction de Saab. Dans la nouvelle version, il n’est plus nécessaire d’obtenir avant fin 2009 le feu vert de la BEI au prêt de 400 millions d’euros. Un obstacle de taille est ainsi levé. Reste à voir si ce sera suffisant.

GM veut-il vraiment revendre Saab ?
C’est ce que l’Américain prétend. Mais l’empressement qu’il manifeste pour fermer sa filiale laisse planer le doute. « Ils se disent probablement qu’il vaut mieux encaisser le coût lié à la fermeture plutôt que se retrouver en concurrence dans cinq, dix ans », a expliqué le spécialiste Matts Carlsson lundi à la radio publique suédoise. Cela expliquerait aussi pourquoi GM a décidé plus tôt cette année de conserver la marque allemande Opel après avoir initialement eu l’intention de la vendre.

Et si Saab ferme ?
Le groupe emploie 3.400 personnes en Suède et 1.100 concessionnaires. Mais selon les médias, sa fermeture entraînerait plus de 8.000 pertes d’emplois, sous-traitants compris. Le gouvernement suédois a promis une aide financière à la ville de Trollhättan où l’usine est implantée. 542 millions de couronnes suédoises (52 millions d’euros) sont d’ores et déjà débloqués pour la création d’emplois dans la région.

1 réponse
  1. Yoda dit :

    Dernières news
    Le PDG du constructeur automobile américain General Motors (GM), Ed Whitacre, a estimé aujourd’hui lors d’une conférence de presse qu’un accord de dernière minute pour sauver Saab était peu probable, et que GM était sur un mode de démantèlement pour sa filiale suédoise.

    C’est vraiment facile, il faut juste se présenter avec l’argent, et on peut avoir Saab, a commenté Ed Whitacre, répondant aux questions de quelques journalistes sur l’état d’avancement des discussions. Mais personne ne se présente avec l’argent, alors nous sommes en mode de démantèlement.

    Je ne pense pas qu’on puisse faire plus que ce que nous avons fait pour sauver Saab, a insisté le PDG de General Motors.

    Le groupe automobile, qui veut se débarrasser du constructeur suédois en difficulté, est en discussion avec le néerlandais Spyker, qui a déposé une nouvelle offre le 21 décembre. Le 18 décembre, General Motors avait annoncé son intention de fermer de façon contrôlée le Suédois qui compte 3.400 employés.

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