Nouvelle réglementation des vitres teintées voiture prévue pour Juin 2014

Les voitures aux vitres teintées interdites : les détails de la loi

Le gouvernement a déclaré la guerre aux vitre teintées pour voitures. En effet, selon les informations révélées par le journal Le Parisien, un décret devrait être publié d’ici la fin d’année 2015 pour interdire les films teintés sur les vitres latérales avant des voitures. Alors que ces films ne sont déjà pas autorisés pour la lunette arrière ou le pare-brise, cette nouvelle loi va encore limiter la possibilité d’en installer. Et les contrevenants qui ne retireraient pas ces vitres teintées déjà en place s’exposeraient alors à une forte amende. Explications concrètes.

Les vitres teintées ne sont pas totalement interdites

Le surteintage des vitres latérales avant des véhicules sera peut-être interdit en France d’ici le mois de janvier 2016. En cause, des raisons de sécurité routière. En effet, les forces de l’ordre qui effectuent des contrôles routiers doivent composer avec ces films qui, parfois, sont totalement opaques, et rendent l’identification impossible. Les policiers doivent pouvoir distinguer les conducteurs, et les vitres teintées à l’avant sont donc directement visées. Combien de véhicules en sont équipés ? Difficile à dire. On estime en tout cas que plus de 160 000 véhicules reçoivent chaque année des vitres teintées, à la fois pour disposer d’une plus grande intimité, mais aussi pour se protéger des rayons solaires et moins solliciter le système de climatisation. Plus de 50% du chiffre d’affaire des entreprises du secteur est menacé. Cela signifie également une menace directe pour des dizaines de milliers d’emplois.

Si l’on ne dispose pas encore du texte final, le décret limitera en réalité à 70% la TLV (transmission de lumière visible) ou teinte des vitres avant des véhicules. En effet, les véhicules neufs sont homologués avec des vitres teintées à 30%. Il s’agit bien souvent d’une option, dont le prix est très variable d’un constructeur à l’autre et d’un modèle à un autre. Entre 200€ et parfois plus de 700€. Ce chiffre de 30% servira donc de maximum autorisé, car il est utilisé pour homologué les nouvelles autos. Pas plus !

135€ d’amende et 3 points de retrait de permis

Malgré l’argument de poids de la menace de centaines de milliers d’emplois perdus, il semble que le gouvernement veuille imposer cette loi au sujet des films solaires automobiles. Elle vise ainsi à faciliter le travail des gendarmes et policiers, et aussi à réduire le nombre de mauvais comportements, comme l’utilisation du téléphone portable au volant ou encore le non port de la ceinture. Selon certains, c’est aussi une façon de rendre plus sûre la route pour les piétons et cyclistes. Un échange de regard suffit souvent en effet pour savoir si un conducteur vous a bien vu. Si les vitres teintées à l’avant empêchent la vision au travers de l’habitacle, alors le conducteur s’exposera à une amende de 135€ et un retrait de 3 points sur son permis.

L’association 40 millions d’automobilistes commente cette décision d’interdire les vitres teintées : « Par construction, les vitres des véhicules sont automatiquement teintées à 30% ; on pourrait imaginer alors qu’un teintage supplémentaire, jusqu’à 50 ou 60% reste autorisé. Les automobilistes sont exaspérés par toutes ces mesures liberticides, dont ils ne comprennent pas l’intérêt » précise l’association. Et d’ajouter « Interdire toujours plus, cela ne fait que renforcer le rejet de la politique dite « de sécurité routière » par les usagers. Après les radars en tout genre et la traque par les drônes, on s’attaque maintenant à l’aspect du véhicule !« .

De nombreuses questions en suspens

Comment ne pas impacter la liberté individuelle de chacun voulant préserver son intimité ou se protéger des effets néfastes du soleil. Chauffeurs de Taxi, Routiers ou même le simple particulier se retrouve, une fois de plus, dans une position peu confortable inhérente à la surlegiferation étatique.
Outre cela, comment concilier la volonté de l’Etat Français sur l’avenir de la planète en termes écologiques (notamment à l’approche de la COP21), et l’interdiction d’une pellicule solaire permettant d’économiser sur l’année plus de 20% de carburant qui aurait été consommé en chauffage ou climatisation de l’habitacle ?
Et enfin, comment l’interdiction française, si loi est proclamée, s’insérera dans le cadre de la législation européenne, qui dans le domaine de la législation routière est souvent en désaccord avec la loi française.

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